Délit de faciès délit d’intelligence : le yoga contre les préjugés
Délit de faciès, délit d’intelligence, nous pourrions croire que notre société qui revendique l’égalité ne fait plus face à ce genre de préjugés. Malheureusement, évoluer pour que cela cesse demande encore de changer beaucoup de choses en profondeur.
Tout simplement car il suffit d’une couleur de peau différente, d’une manière de se vêtir, d’un accent, d’un diplôme, voire même d’une manière de s’exprimer pour que la discrimination se mette en place. À bien y réfléchir, des détails infimes peuvent déclencher des jugements parfois lourds de conséquences.
Cela va jusqu’à une couleur de cheveux différente ou une odeur particulière. Oui, tout peut devenir prétexte à mettre de côté, harceler ou faire du mal à ceux qui sont différents.
En effet, il faut arrêter le fait d’exclure sans réfléchir, tout le monde est et reste humain. Pour être plus clair, il faut même inclure plus.
Le délit de faciès et le délit d’intelligence sont des discriminations
Aujourd’hui, le délit de faciès est reconnu comme une forme de discrimination sociale. À cela s’ajoute, de manière plus discrète, la mise à l’écart de personnes parce qu’elles pensent différemment.
Que cela soit celui ou celle qui agit autrement, réfléchit différemment ou ose simplement exprimer un point de vue inhabituel.
Pouvons-nous parler ici de délit d’intelligence ? Il semble que oui.
Cette réalité touche tout le monde. Les injustices concernent autant les femmes que les hommes, les jeunes que les plus âgés. Dès lors que nous vivons en société, personne n’est totalement à l’abri de ces mécanismes.
Le délit de faciès et le délit d’intelligence commencent dès le plus jeune âge
Une information importante : ces phénomènes apparaissent très tôt. L’école constitue souvent le premier lieu où naissent le harcèlement et l’exclusion de ceux qui sont perçus comme différents.
Vous avez certainement déjà entendu parler d’enfants harcelés pour leur apparence, leur comportement, leurs résultats scolaires ou leurs origines.
Malheureusement, ce système d’exclusion ne s’arrête pas aux portes de l’école. Il continue dans le monde du travail, dans les transports, dans les associations et parfois même au sein des familles.
Comprendre les mécanismes de discrimination
Pour commencer, il y a l’absence de connaissance. Nous avons tendance à nous méfier de ce que nous ne connaissons pas. La peur
À cela s’ajoutent nos propres difficultés. Face à un problème, il est souvent plus facile de chercher un coupable que de rechercher les véritables causes de la situation.
Alors, au lieu de comprendre ce qui est responsable d’un problème, nous désignons une personne ou un groupe comme responsable.
Des préjugés sociaux apparaissent. Une origine, une couleur de peau, un sexe ou une manière de penser deviennent des cibles alors que rien ne contribue réellement à résoudre la difficulté rencontrée.
Le délit de faciès et le délit d’intelligence : l’invisible qui fait mal
Ces formes de discrimination sont souvent invisibles.
Être rejeté, moqué, isolé ou humilié ne laisse pas forcément de marques physiques. Pourtant, les blessures psychologiques peuvent être profondes.
Un mot, une remarque, un regard ou une attitude suffisent parfois à créer une souffrance durable. C’est souvent dans la discrétion que ces violences s’installent.
Tout comme vous, juste la saveur du connu
Imaginez un instant vivre entouré uniquement de clones de vous-même. Ils penseraient comme vous, aimeraient les mêmes choses que vous et partageraient les mêmes opinions.
Au début, cela pourrait sembler rassurant. Vous sauriez toujours ce qui va arriver. Plus de peur de choses qui pourraient arriver. Tout serait alors sous contrôle.
Mais rapidement, l’ennui s’installerait. Chaque jour ressemblerait alors au précédent. Tout serait réglé sans jamais de surprises.
Quand l’apparence gouverne et que la différence disparaît, que reste-t-il de la découverte, de l’imagination et de la richesse humaine ?
Chaque être humain possède une valeur qui découle simplement du fait qu’il existe. Même s’il est constitué comme vous de chairs et de sang, à l’intérieur il est unique et irremplaçable.
Cette valeur ne dépend ni de ses origines, ni de son visage, ni de sa beauté, ni de ses capacités intellectuelles, ni du fait qu’il soit un homme ou une femme.
Une leçon dont notre époque a plus que jamais besoin. Il serait bon de se le rappeler, oui !
Le Yoga : apprendre à voir l’humain avant l’étiquette
Dans son approche philosophique, le Yoga propose de commencer par le respect des autres et le respect de soi. Tout simplement car tout recherche le développement personnel devrait toujours commencer par poser le respect comme condition de base inaliénable.
Bien comprendre que nous parlons de tout ce qui entre en jeu pour notre bien-être et notre mieux-être global. L’étude des Yoga Sutras de Patanjali rappelle que notre rapport aux autres constitue le fondement d’une vie équilibrée.
Nous sommes des êtres sociaux. Sans les autres, que serions-nous ? Que pouvons-nous espérer si nous l’oublions ?
Le Yoga apporte ici un éclairage précieux : il invite à reconnaître la dignité intrinsèque de chaque être humain, indépendamment de son apparence, de son origine, de son statut social ou de ses aptitudes.
Apprendre à voir l’humain avant l’étiquette.
Derrière chaque homme ou femme, enfant ou adulte, se trouve une personne avec ses émotions, son histoire, ses blessures et ses aspirations. Devant nous, chaque personne représente bien plus qu’un simple corps physique.
Nous sommes tous différents. Et c’est précisément cette différence qui donne sa richesse à la vie. En effet, il serait dangereux de le nier ou vouloir l’oublier.
Le Yoga propose la non-violence
Parmi les principes fondamentaux du Yoga se trouve Ahimsa, la non-violence. L’idée, il me semble, est assez concise et claire, oui ? Apprendre et comprendre pour permettre un équilibre entre le respect des autres et de soi.
Nous pouvons également la traduire par « ne pas nuire ». Ce concept un peu modifié nous entraîne vers encore plus de respect de ce qui nous entoure. J’ose même parler de la nature de tout ce qui nous entoure qu’il faille respecter.
Cette nuance est importante. Elle nous invite à comprendre que nos actes ont un impact sur les autres. En fait, c’est plus que de simples mots, ce sont des valeurs.
Chaque parole, chaque attitude, chaque jugement peut contribuer soit à construire des ponts, soit à creuser des fossés.
Faut-il pratiquer le Yoga pour développer la tolérance ?
Je me permets ici une précision importante. Concernant le Yoga, c’est une philosophie de vie dont les postures ne représentent qu’une partie. Le fait de trouver son équilibre dans les postures est important mais c’est une toute petite partie des techniques de Yoga.
Le Yoga est composé de 3 voies complémentaires, je me permets juste de vous l’indiquer si vous voulez en savoir plus.
Pour développer la tolérance, le respect et la bienveillance, il n’est pas nécessaire de pratiquer sur un tapis de Yoga. Pour rappel, vous êtes avec votre cœur et vos sens et se sont eux qui sont importants.
Ces valeurs sont accessibles à chacun, quelles que soient ses croyances ou ses habitudes de vie. Rappelez vous d’utiliser vos émotions et pas seulement la peur, la joie vous siéra bien mieux qu’une colère constante contre tout ce qui existe.
Cependant, toutes les émotions étant vitales, osez les vivre, les analyser et les apprendre pour comprendre.
Le délit de faciès et le délit d’intelligence : ne pas faire à autrui
Une question mérite d’être posée. Ceux qui discriminent accepteraient-ils de subir eux-mêmes ce qu’ils infligent aux autres ? Pensez vous que se trouver sous les injures des autres et mots blessants seraient amusants ? Je pense que non, et vous ?
Pourtant, certains continuent à le faire. Peut être par peur de ne plus être accepté par les autres, oui ? Est-ce une raison suffisante pour faire mal à autrui ? Il faut bien un premier pour que cela s’arrête, oui ?
Cette simple réflexion permet souvent de prendre conscience de l’impact de nos comportements. Avoir conscience pour que cela change, bonne idée, oui ? Autre chose, arrêtons la parole enfermée dans le silence des mots (maux).
Cela passe aussi par le fait d’apprendre ce que se pauser veut vraiment dire. Tout simplement car le mental, loin d’être simplement un ego, est un allié du cœur.
Conclusion : construire plutôt qu’accuser
Alors, vous l’avez compris, pour faire reculer ces discriminations, nous devons apprendre à regarder les situations différemment. Il est important, comme pour le Yoga des yeux, d’apprendre à ouvrir ses yeux d’une manière différente.
Au lieu de rechercher des coupables, cherchons à comprendre les causes réelles des problèmes. Nous trouverons alors certainement des responsables qui demandent juste à faire évoluer l’essai de ce qu’ils ont commencés.
Une fois ces causes identifiées, il devient possible de travailler ensemble à des solutions. Que chacun puisse devenir responsable et acteur pour que tout le monde puisse vivre en paix avec les autres, oui ?
Pas de coupables à désigner.
Simplement devenir des êtres humains qui sont capables d’avancer main dans la main vers un avenir plus juste. Que le mot d’ordre soit d’être plus respectueux et plus humain avec tout le monde, oui !
