Peur et saturation mentale : quand notre cerveau voit des serpents partout 

Peur et saturation mentale : quand notre cerveau voit des serpents partout 

Peur et saturation mentale : quand notre cerveau voit des serpents partout. 

Il vous est déjà arrivé de sursauter en apercevant une corde au sol, persuadé qu’il s’agissait d’un serpent ? 

Quelques secondes plus tard, vous réalisez votre erreur et vous souriez. Pourtant, pendant un instant, votre cerveau était convaincu qu’il devait vous protéger. 

Cette image, souvent utilisée dans la philosophie indienne, illustre parfaitement notre fonctionnement lorsque nous sommes stressés. Que cela soit une fatigue physique ou émotionnelle (fragilisé). Dans ces moments-là, notre cerveau préfère parfois voir un serpent là où il n’y a qu’une corde. 

Après tout, pour lui, mieux vaut une erreur qu’un danger ignoré. 

Le problème apparaît lorsque cet état devient permanent. Alors nous finissons par voir des serpents partout. Cela comprend nos relations, notre famille, notre couple au travail, dans notre avenir, ou même dans le regard des autres. 

Peur et saturation mentale : quand le cerveau passe en mode survie 

Notre cerveau est un remarquable système de protection. Pour cela, il est plus que performant, surtout que nous vivons depuis très longtemps dans des périodes où la sécurité n’est pas la mode. 

Face à une situation qu’il juge menaçante, le cerveau réagit souvent avant même que nous ayons eu le temps de réfléchir. Quand un véritable danger se présente, l’utilité se pose en sauveur. 

Mais lorsque ce mode survie est activé en permanence par l’accumulation des tensions, il finit par devenir difficile à vivre. Pour rappel, dans l’exemple du serpent, l’homme fait un pas de côté et meurt car il tombe dans un ravin. 

Par conséquent, quand ce mode survie se développe de trop, cela peut être difficile à vivre. Surtout, quand dans notre société cette peur vient de choses qui s’accumulent. Que cela soit les responsabilités qui se multiplient ou les émotions qui prennent beaucoup de place en se bousculant dans tous les sens.

Alors que les émotion un besoin vital à notre service qui sont là pour nous, non contre nous. 

Tout simplement car, au bout d’un moment, il devient parfois difficile de distinguer ce qui est réellement dangereux de ce qui ne l’est pas. Du coup, nous pouvons interpréter. Un silence devient un rejet, une remarque une attaque ou un simple changement une catastrophe à venir. 

Pourrions-nous parler de manque de confiance en soi ? En fait, même si l’idée pourrait se poser, c’est loin d’être toujours le cas. Dans la plupart ces cas, c’est parfois simplement un cerveau fatigué qui tente de nous protéger. 

Quand le mental sature 

La saturation mentale ne signifie pas que nous sommes faibles. Pour être franc, elle indique plutôt que nous essayons de gérer plus que ce que nous pouvons absorber sereinement. 

Puis le mental tourne en boucle et les pensées reviennent sans cesse. Tout est porté sur résoudre quelque chose impérativement. Cela donne une saturation car le mental ne sait plus comment faire pour se pauser et laisser la place à une réflexion plus posée. 

Que dire de la concentration qui devient plus difficile, voire impossible. Mêmes les décisions les plus simples paraissent compliquées. Sans oublier que nous oublions certaines choses. 

L’épuisement s’installe, nous nous sentons épuisés. Sans même que nous ayons forcément fourni d’effort physique important. Comme un ordinateur qui garde trop de fenêtres ouvertes. Le cerveau continue de fonctionner, mais il ralentit car il ne peut rien traiter. 

La fuite : une solution qui soulage sans résoudre 

Lorsque la pression devient trop forte, nous cherchons souvent à nous éloigner de ce qui nous fait souffrir.  Parfois en partant, mais le plus souvent sans bouger de notre chaise. 

Pour penser aller de l’avant, nous remplissons notre agenda. Pourtant, le fait de travailler davantage semblerait t’il nous éloigner de notre problème ? J’ai du mal à y croire, et vous ?

Peur et saturation mentale, fuite vers l’extérieur

Nous passons plus de temps sur notre téléphone, nous regardons une série de plus. En fait nous multiplions les activités. 

Même, nous pouvons acheter parfois des choses dont nous n’avons pas réellement besoin. Pendant quelques instants, cela apporte du soulagement, il est vrai. 

Puis les préoccupations reviennent. Pire encore car comme l’idée de l’ordinateur, il y a plus de fenêtres encore ouvertes.  Il faut donc trouver des solutions.

L’autre ne serait-il pas la cause de nos soucis ? Je parle de tout ce qui peut être extérieur, conjoint compris. 

Hypervigilance : quand tout semble devenir une menace 

Lorsque le cerveau reste trop longtemps en mode survie, il peut finir par développer ce que l’on appelle l’hypervigilance. 

Le sentiment d’insécurité ne vient pas uniquement des événements. Il peut également naître dans certaines relations. 

Une critique répétée que nous essayons de faire taire, une remarque blessante présentée comme une plaisanterie, une parole qui rabaisse ou de petites choses insignifiantes qui viennent appuyer sur une fragilité. 

Peur et saturation mentale : quand la peur s’installe dans les relations 

En fait, le sentiment d’insécurité ne vient pas uniquement des événements. Il peut aussi naître dans certaines relations. 

Une critique répétée que nous essayons de faire taire, une remarque blessante présentée comme une plaisanterie, une parole qui rabaisse de petites choses insignifiantes qui viennent appuyer sur un manque. 

À force, la personne finit par douter d’elle-même. Pour celui qui a dit, cela peut simplement provenir de la colère ? Elle ne le pense pas mais c’est dit. Pire encore, ce n’est jamais démenti. 

A ce moment-là, tout est analysé, les mots, les silences, les réactions, les expressions du visage, allant même essayer de savoir ce que l’autre pense. Je parle de couple mais pas seulement, au travail, est-ce mieux ? 

Ce qui nous donne le cerveau qui reste en alerte presque en permanence. Et vivre continuellement sur ses gardes finit par épuiser profondément. Cela peut même aller jusqu’à la dépression et au burnout. 

Ce que l’enfance nous apprend 

Notre manière de réagir aux difficultés ne naît pas par hasard, elle se construit progressivement au fil de notre histoire dès le plus jeune âge. Même dans le ventre de notre Mère. 

Lorsqu’un enfant évolue dans un environnement stable et rassurant, il apprend peu à peu que le monde est globalement un endroit sûr. Cela lui permet d’appréhender le monde avec des bases sereines et stables. 

A contrario, quand les repères sont instables, les réactions imprévisibles ou les tensions fréquentes, il développe souvent une vigilance plus importante. En effet, cette adaptation lui permet de faire face à la situation. 

Mais devenu adulte que se passe-t-il ? Pour ceux qui ont grandi dans un environnement sécurisant, cela offre souvent des bases plus stables. Cela ne signifie pas pour autant qu’ils ne rencontreront jamais de difficultés. Pour les autres, ils peuvent continuer à fonctionner avec ce même mode de protection, même lorsque le danger n’est plus réellement présent. 

Le yoga : observer avant de réagir 

Pour tout vous dire, le yoga ne cherche pas à supprimer les émotions, les difficultés ou les peurs. L’invitation qu’il nous fait est d’abord de se pauser et d’observer. 

Vous me direz certainement je ne sais pas faire. Cependant le Yoga a prévu cela par des techniques complémentaires qui peuvent vous aider sur ce chemin. 

Tout est donc fait pour vous permettre d’apprendre à observer votre : 

  • Corps ; 
  • Tensions ; 
  • Réactions ; 
  • Respiration ; 
  • Émotions ; 
  • Pensées ; 
  • Vous dans l’ensemble et en particulier. 

En fait, pour faire simple observer ce qui se passe en nous avant de vouloir tout changer. Comment pourrions-nous penser changer sans faire le point ? 

C’est pourquoi le yoga propose un espace où il devient possible de prendre du recul. Vous irez alors dans la découverte de postures pour vous aider à relâcher certaines tensions. Avec, pour la respiration, elle vous permettra l’apaisement. 

La relaxation pour se pauser menant plus loin encore

En plus, la relaxation permet au corps de retrouver un peu de repos. Pour ensuite mener aux retraits des sens et à la concentration et à la méditation. En fait, vous apprendrez à prendre du recul. 

Petit à petit, nous cessons de réagir automatiquement à tout ce qui nous entoure. Cela n permet de retrouver davantage de discernement. 

Et nous découvrons enfin que certaines menaces existaient réellement, tandis que d’autres n’étaient que des cordes que nous prenions pour des serpents. Le but n’est pas de nier les difficultés, mais de les voir pour ce qu’elles sont réellement. 

Mon expérience 

Pour commencer, quoi de mieux que parler de soi. Ma venue au Yoga n’était pas celle de pratiquer un truc à la mode sur un tapis de yoga . J’avais besoin de me recentrer en rapport à une enfance difficile. Me concernant, je connais cette idée d’être toujours sur la défensive en rapport à des peurs d’enfance. 

En sus de cela, au fil des années, j’ai rencontré de nombreuses personnes qui pensaient manquer de confiance en elles ou de volonté dans mes cours de yoga. Avec le temps, elles ont pu observer autre chose. 

Une pratique de Yoga régulière pour moins de fatique

Avec une pratique régulière, elles ont pu déposer une partie de cette fatigue et voir derrière. Assurément, elles étaient fatiguées de tout porter, d’anticiper et de tout devoir contrôler. Ce furent souvent des mères qui travaillaient, sans oublier des cadres qui en faisaient trop (moi en premier), où simplement des personnes ayant besoin d’aller vers elles. 

Le principe est simple, aucune promesse, aucun embarquement dans quelque chose de dirigé, juste des cours. Le déroulement en est simple, une séance de posture permettant l’observation, d’aller vers soi et d’apprendre à se pauser. 

Simple, sans direction pour dire je veux, juste proposer sans jamais imposer. 

Avec pour ligne directrice, le fait de poser un sentiment de sécurité dans la pratique. Personne ne vient pour être meilleur que l’autre, juste chacun vient pour soi. Toujours un moment de détente réel pour soi, rien de plus. 

Dans ce cocon de sécurité : 

  • La respiration devient plus libre. 
  • Les pensées ralentissent. 
  • Le corps se détend. 
  • La communication retrouve davantage de fluidité. 

Et nous pouvons enfin regarder la vie avec un peu plus de clarté pour nous et nous uniquement. Sans pour autant être égoïste, juste retrouver un égo plus juste et apaisé.  Pour en savoir plus sur la différence, un article Ego et égoïsme : ne plus confondre identité et comportement

Alors sommes nous alors suffisamment averti pour reconnaître les véritables serpents lorsqu’ils se présentent, sans en voir partout ? Au moins, aller vers nous peut nous faire uniquement du bien et apprendre le lâcher prise (équilibre ni trop ni trop peu).

Aparté, le Yoga du rire, le rire libérateur et la rigologie peuvent aider aussi, en libérant plus que des rires.

Publications similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *