L’héritage familial une force ou un poids à porter
L’héritage familial, une force ou un poids à porter ? Rappelons-nous déjà qu’un héritage va plus loin que le nom que nous portons. Le patronyme reflète bien plus que cela. Il représente bien souvent des traditions et une histoire que se partagent ses détenteurs.
L’héritage familial, noblesse et métier
Cela peut passer par une particule héritée par un titre de noblesse bien souvent oublié ou méconnu. Aux vues de la complexité de savoir si le mot “de” ou “le” apporte un rappel de noblesse, je vais passer mon tour pour vous l’expliquer. Pour faire simple je parlerais de titre qui forment le nom de famille.
Sans oublier ce nom en rapport à une fonction, un métier ou tout activité pratiquée. Le Goff, par exemple, se rapporte au métier de forgeron en Breton. Pour Le Floch nous avons affaire à un écuyer. Concernant Tanguy, qui veut dire feu ardent, se réfère au guerrier vaillant.
Ce que nous pouvons arguer des noms, le hasard n’y est pour rien pour leur choix. Cependant, les siècles passant, nous avons du mal à voir le rôle qu’ils peuvent jouer dans notre héritage. Surtout sachant que lors du mariage, le nom de l’époux efface souvent celui de la femme.
Pour information, la femme peut garder son nom de naissance. Ce droit doit être rappelé pour celles voulant garder le nom de leur origine.
Des regroupements par origines et fonctions
Cet héritage de nom en fonction de métiers ou de rang pourrait sembler devoir se dissoudre dans le temps. Même si, pour beaucoup le nom a perdu son sens, a-t-il réellement perdu le poids de ce qu’il représente ?
Les différences sociales ne garderaient-elles pas indirectement ce poids avec les fréquentations de chacun ? Que cela soit dans des écoles publiques ou privés ou dans les différents postes que chacun peut occuper.
Même si, osons le poser, l’amour fait des miracles en permettant à un tel de tomber amoureux d’un autre sans crier gare. En effet, il paraît que l’amour est aveugle au regard de la raison. Cependant, est-ce la majorité des cas ? Il me semble que non.
L’héritage familial, une force ou un poids à porter
Une force pour certains
Dans le cadre où l’amour se trouve à l’endroit où il est attendu, tout se passe bien. Dans ce cas-là, c’est une force. Tout simplement, une rencontre, tout le monde se met d’accord et l’union se fait.
Un poids pour certains
Dans le cadre où l’amour se trouve dans une autre sphère cela peut poser souci. Osons dire que cela semble moins fréquent qu’avant, mais cela existe. Les classes sociales semblent ne plus exister, cependant la sphère familiale reste un endroit où tout n’est pas possible.
Même si demander la main d’une femme au père de celle-ci semble une coutume d’antan, est-ce que cela a complètement disparu ? Une dote était autrefois obligatoire pour conclure un mariage. Dans certains pays, la coutume existe toujours.
L’héritage familial, une force ou un poids à porter
Pour certains, l’héritage est avant tout cette idée de continuité entre les générations. Un peu une idée que par le biais de l’union nouvelle des choses se transmettent alors. Une sorte de fidélité par rapport à ceux qui étaient avant.
Pour beaucoup, la normalité de cette transmission s’impose. Les codes sociaux doivent être respectés, c’est primordial. La recherche alors, une identification claire et une identité qui perdure par les générations à venir. L’impératif se trouve donc dans le fait de garder intact des us et coutumes partagés par le lien familial.
La généalogie pourrait elle nous faire penser au karma ? Le fait de continuer en rapport avec ce qui a été vécu par les autres ? Un des traites du karma Yoga en fait, une des 3 voies du Yoga. Chacune des voies étant utile pour agir en fait : aimer, comprendre et agir sont interdépendants.
La peur du changement qui dérange
Le seul souci, l’héritage prévaut sur l’humain. Le fait de faire autrement, cela enferme dans des obligations qui empêchent le changement. Tout doit se faire comme avant, rien ne peut changer.
Une obligation se pose que chacun garde le rôle imposé. Tout doit se faire comme toujours, impossible de faire autrement. La direction s’impose en rapport avec la communauté, tout est étiqueté et doit être suivi. Nous parlons bien de s’accrocher à son héritage familial.
Pour être juste, cela apporte une certaine sécurité. Tout se trouve sous contrôle et prévu. Cela permet d’être ancré et de savoir ce qui va advenir. Rien de laissé au hasard, tout doit se dérouler comme prévu.
Si cela se vit en étant totalement conscient et confiant, tout va bien. J’ose même dire que tout roule comme une horloge, chacun pouvant comprendre le déroulement de chaque chose selon des codes sociaux fermes et fixent.
L’héritage familial, une force ou un poids à porter
Ce qui pourrait poser souci, que quelqu’un refuse de suivre cet héritage. Dans ces conditions, nous pouvons parler d’un fardeau qu’il faille porter. Que faire alors ? L’espoir de pouvoir vivre autre chose, espérons qu’il puisse se vivre.
L’héritage passe par l’éducation
Plus globalement, il se trouve dans ce que nous ont laissé nos parents, notre famille, l’école et la société dans laquelle nous évoluons. Ce qui nous amène à cette idée d’éducation reçue. Ce qui nous a été dit, des conseils reçus, ce que nous avons pu essayer et faire.
L’ouverture sur le monde extérieur
Cette ouverture sur l’extérieure peut aussi venir d’ailleurs que l’éducation reçue. Elle doit avant tout venir d’un choix que nous faisons en conscience. Cela demande de pouvoir s’ouvrir à tout ce qui nous entoure.
Cela tombe bien, dans notre société nous avons accès à de nombreuses cultures différentes. A nous d’aller vers elles et de voir ce que nous pouvons apprendre d’eux. Tout simplement en apprenant à poser un équilibre entre le respect de soi et des autres.
La différence homme et femme
Pour cette partie, j’aimerai dire que l’égalité homme et femme existe. Encore plus dire que les femmes ont les mêmes droits que les hommes. Malheureusement, nous sommes loin de cet équilibre qui devrait être.
Qui enfante dans notre monde ? Les femmes ! Cela leur donne des droits que nous devrions ne jamais oublier. Surtout qu’elles sont trop souvent postées au rôle de Mère, de Maman et de femmes de ménages.
Dans certains couples, actuellement cela va mieux. Seulement cela ne passe-t-il pas par l’opposé ? Du matriarcat au patriarcat, il y a juste un pas. Le monde dans lequel nous vivons se pose dans la dualité. L’un devant voir raison et l’autre accepter cette raison.
Cette idée de dualité ne serait-elle pas la cause de tous nos soucis ? Ne devrions-nous pas faire les choses pour permettre de toujours être à l’écoute sans imposer ? Le patriarcat propose et décide en fin de compte. Le matriarcat fait la même chose.
Savons-nous réellement communiquer avec l’autre sexe ? Savons-nous faire abstraction de nos blessures émotionnelles pour vivre avec l’autre ? Sommes-nous capables de construire du nouveau sans avoir peur de ce qui a été ?
L’héritage familial, une force possible
La force de l’héritage fait aussi sa faiblesse. La meilleure chose à vivre est-ce reproduire, faire autre chose ou tout simplement composer entre ce qui a été fait par l’un et par l’autre ?
Tout simplement honorer ses racines en s’en servant pour proposer non pour imposer. Juste simplement garder tous ses sens ouverts et se dire que tout est possible. Bien se rappeler qu’il est important d’apprendre pour comprendre, non apprendre pour juste reproduire à l’identique ce qui a été fait depuis toujours. L’évolution passe par du nouveau et de l’ancien.
Si nous prenions pour habitude, pour respecter notre héritage, de porter un blouson chaud tous les 15 août. S’il fait froid, cela s’entend, s’il faut 40 degrés cela va être difficile de passer la journée. Pour l’héritage, du bon sens, cela a du bon, oui ?
Les blessures du passé pour socle
Il est important de parler du transgénérationnel. Cela concerne les blessures, de silences, des peurs, des loyautés invisibles, des valeurs, des actions, non actions qui traversent les générations et sont transmises et sont subies par les nouvelles générations. Une sorte de fidélité familiale non précisée qui agit de manière invisible.
Un exemple ? Les femmes de ma famille ont subi la perte d’un homme alors qu’elles ont des enfants. Pour vivre, il a fallu trouver un autre mari. Seulement qui reste à marier dans le temps ? Ceux dont personnes ne voulait.
Sans aller trop loin, je dirais que cela a développé des femmes fortes qui hurlaient à l’intérieur pour leurs enfants qu’elles ne pouvaient pas protéger. Que faire alors ? Oser que la parole enfermée puisse éructer pour que tout cela s’arrête.
Bien se rappeler que pour ce transgénérationnel, chacun reçoit en héritage en fonction du vécu de la famille. Sachant que chacun accueille cette histoire pour la porter comme il peut. Certains permettent aussi de rompre ce lien maudit de quelque chose à réparer dans le présent en rapport à ce passé non digéré.
D’autres transmettent autre chose
Comme le mauvais se transmet, dans certaines familles tout sera différent. Bien heureusement, les bonnes choses se transmettent aussi. Comme pour la force des femmes de ma famille qui est en réel cadeau pour elles.
Pour rappel le transgénérationnel agit alors comme une mémoire silencieuse. Ce qui est recherché, arriver à guérir ce qui peut l’être. Pour ma part, j’ai dû affronter le passé de ma famille pour que les hommes soient à leurs places.
L’héritage familial, une force ou un poids à porter
Vous l’aurez compris, l’héritage familial peut être une force ou un poids à porter. Nous avons le libre arbitre, sachant que tout le monde a un poids différent à porter. Pour certains, il y a simplement à faire perdurer des valeurs, pour d’autres cela sera très compliqué.
Le travail que j’ai effectué sur ma famille m’a fait comprendre des choses importantes. Tout le monde fait ses choix et ils sont tous bons. Personne ne doit tout porter sur ses propres épaules. Nous faisons uniquement ce que nous pouvons.
Dans mon cas, je pourrais en vouloir à ceux qui n’ont rien fait. En vouloir à cette famille qui est restée dans la peur. Seulement, est-il possible d’en vouloir à ceux qui ne savent pas ? Chacun fait ce qu’il peut avec les moyens qu’il a.
Surtout que, pour rappel, j’ai fait le choix d’apprendre pour comprendre. Cela m’a écarté de certains. Leur en vouloir ? Pourquoi, ferais-je cela, chacun fait ce qu’il peut. Pour rappel, le poids transgénérationnel de ma famille est énorme. Que cela soit du côté de mon Père ou de ma Mère.
Un héritage émotionnel
L’héritage émotionnel se trouve donc conséquent en rapport avec ce qui a été. La mémoire familiale, la peur, l’omerta étaient bien présentes. Il a fallu comprendre les schémas familiaux. Il faut compenser avec ses émotions, la tristesse, la peur, la joie et même le désespoir à certains moments.
L’héritage familial un choix à porter
Pour conclure, l’héritage familial sera toujours une force pour celui qui le voit comme cela. Si un poids existe, que faire pour se libérer de celui-ci ? Chacun doit trouver ses propres réponses et se rappeler d’être un maximum dans le cœur sans négliger le mental qui reste un outil très important pour chacun de nous.
A chacun de nous de savoir si l’envie, la volonté, le pouvoir sont de rester dans ce que nous vivons ou choisissons une autre voie. Le libre arbitre est important, oui !

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